09.16.2007 - 2007-09-16 GENEVA: Stade de Genève / The Police dépoussière la machine à tubes...
The Police dépoussière la machine à tubes...
Ils étaient plus de 25,000 hier au Stade de Genève pour applaudir le retour du trio anglais.
'Walking On The Moon', 'Message In A Bottle', 'Every Breath You Take'... En deux heures, trois coups de basse bien accordée et une lampée de sourires, The Police a fait son tour.
Dimanche au Stade de Genève, 28 000 personnes étaient attendues. Le chiffre final des entrées? Inconnu à l'heure du bouclage. Ce que l'on a vu, et entendu, en revanche, était plutôt positif. Pelouse envahie, mais rien d'une boîte à sardines. Les gradins de même. Un confort relatif, en regard du son catastrophique pour les auditeurs restés en arrière. Trop d'écho, les basses saturent.
Pour apprécier autre chose que l'éclatante forme de Sting relayée sur grand écran, il fallait se porter bien plus en avant. Autrement dit, payer plus.
Commencée sur les chapeaux de roue à 20 h 38, la prestation de Police aura duré deux heures moins trois minutes montre en main. Service marathon garni de tubes incontournables. The Police a fait son show, classique et sans surprise, à l'image d'une installation scénique sans démesure.
Stewart Copeland, batteur dont on ne louera jamais assez la finesse, s'est fendu de quelques jolis arrangements avec gong et clochettes, Andy Summers de deux ou trois solos hélas inaudibles, et Sting, très en voix, vieille basse élimée sous le coude, d'animer le tout d'une voix immuable.
Comment réincarner un groupe mort il y a plus de vingt ans? Réponse hier au Stade de Genève: en faisant la même chose, les querelles d'ego en plus, mais indiquées au préalable. Police n'est pas possible sans Sting, qui a besoin des deux autres. Le résultat, s'il manque de chair, n'est pas désagréable. Un nouveau disque, en revanche, on y croit moins...
© Tribune de Genève by Fabrice Gottraux