La folie Police! 50,000 fans en folie au Vélodrome: l'énergie police est intacte...
Pour s'offrir une petite parenthèse nostalgique ou pour vérifier que Police est toujours dans l'énergie... Ils remplissaient le stade.
ça manquait un peu de blonds peroxydés, hier soir, dans le carré le plus près de la scène, sur la pelouse du stade Vélodrome. Certains avaient bien fait un léger effort, s'offrant un look un peu copié-collé sur le Sting d'autrefois.
C'était le cas de Jérémy, la petite vingtaine, venu en compagnie de Jeanne, sa mère, fan de la première heure. La même qui a poussé un cri dès les premiers accords de 'Message in A Bottle': "Mais il est barbu!" Le "il" ne pouvant s'appliquer en la circonstance qu'à LUI, Sting, dont la chemise noire, franchement transparente, laissait pointer deux timides tétons.
Wouaouhhh! inoxydable sting "Vous en connaissez beaucoup vous des types de cet âge qui peuvent s'accoutrer comme ça sans être ridicule?", s'emportaient ensemble Pascale et Marie. Non, à bien y réfléchir, je n'en connais pas tant que ça. Bowie ou Brian Ferry... peut-être? Planétaire Très éloigné de ces aspects futiles quoique décisifs, Antoine, Franck et Olivier étaient venus vivre un flash-back: "Le début des années 80. Quand Police était un phénomène planétaire"... Oui, avec même un petit avant-goût de mondialisation comme le rock n'en avait pas encore connu jusqu'alors. Déçus?
"Non. Mais on aurait aimé un peu plus d'énergie..." à fond la forme? Fatiguée, la bande à Stewart Copeland, leader historique du trio? Ou toujours une formidable machine sonore? Un Ovni omniprésent et insaisissable avec sa collection de titres à l'évidence mélodique ravageuse? "Il y a encore une bonne pêche", hurlait une bande de copains qui venait de faire une OPA sur le stand de bière vendue au verre. Séquence émotion Pour nombre d'anciens fans, le rendez-vous d'hier soir devait être capital. Quoi qu'il arrive... Au nom d'une passion d'autrefois et par respect pour le défi (sportif) de ces trois types... The Police, c'est autant le témoignage éclatant d'une époque qu'un défi aux années qui filent, non? Avant le concert, André racontait avec ferveur, "les posters encore dans ma chambre d'ado, la folie qui me poussait à aller à Londres m'acheter les mêmes chaussures ou la même montre que Sting".
Les cassettes de concerts piratés (dont un enregistrement à Tokyo), André les a gardées. Et s'il a choisi The hold up pour nommer son groupe (en concert le 21 juin à l'Escale Borély), ce n'était qu'en écho à The Police. Vie privée Pour Guy, qu'accompagnait l'une de ses filles, Sting aurait pu se livrer dans du papier brillant: The Police, c'était son cadeau d'anniversaire. Pour ses 52 ans. Et pour cette Marseillaise accrochée, à l'extérieur du stade, à un muret du boulevard Michelet, portable en l'air, 22h50, sonnait le moment d'appeler sa fille. 'Roxanne', bien sûr.
© La Provence by Olga Bibiloni