| Show Date | 2007-09-29 |
| Location | Paris |
| Venue | Stade De France |
| Tour | The Police Reunion Tour 2007/08 |
2007-09-29 PARIS: Stade de France / Police, le souffle court...
Setlist
| 01 | Message In A Bottle |
| 01 | Walking On The Moon |
| 02 | Demolition Man |
| 03 | Voices Inside My Head |
| 04 | When The World Is Running Down |
| 05 | Don't Stand So Close To Me |
| 06 | Driven To Tears |
| 07 | Hole In My Life |
| 08 | Every Little Thing She Does Is Magic |
| 09 | Wrapped Around Your Finger |
| 10 | De Do Do Do, De Da Da Da |
| 11 | Invisible Sun |
| 12 | Can't Stand Losing You |
| 13 | Roxanne |
| 14 | King Of Pain |
| 15 | So Lonely |
| 16 | Every Breath You Take |
| 17 | Next To You |
Police, le souffle court...
La méga-tournée planétaire de The Police faisait halte au Stade de France samedi soir. Un show de stade qui a manqué singulièrement d'âme.
Les 80,000 places avaient été écoulées en à peine une heure le jour de leur mise en vente. Six mois plus tard, les acheteurs étaient bien au rendez-vous. Police au Stade de France. C'était l'événement. Reformé à la surprise générale depuis quelques mois pour des motivations pas franchement très claires, le trio qui n'a pas eu d'égal pendant sa période de règne entre 1977 et 1983, était attendu au tournant.
Aucun nouveau morceau à présenter, on savait donc à quoi s'attendre. Un best of. Des tubes archi-connus rabachés ad nauseam sur les antennes gold mais des compositions toutefois impeccables qui, en version live, ne pouvaient que ravir les vieux fans devenus des quarantenaires bedonnants.
C'est peut-être bien à la surcharge pondérale du spectateur moyen qu'incombe ce calme étrange qui a régné pendant les deux heures du concert. A moins que la prestation de Sting, Stewart Copeland et Andy Summers y soit pour quelque chose. Aussi surprenant que cela puisse être, on ne peut pas taxer Police d'avoir livré un concert complaisant. Et c'est bien ce qui semble avoir déstabilisé le public qui a eu du mal à s'y retrouver dans ces versions 2007 peu convaincantes de morceaux qu'ils pensaient connaître par cur.
Dès l'ouverture avec 'Message In A Bottle', Sting annonçait la couleur. OK, il a accepté de repartir pour un tour mais pas question de faire comme si sa carrière solo n'avait jamais existé. L'homme qui s'est notamment commis avec I Muvrini ou encore Cheb Mami allait ainsi nous gratifier de ses arrangements perso mi-jazz, mi-nazes sur la plupart des chansons. De quoi calmer les ardeurs même du fan le plus acharné...
Sur scène, les regards de Sting, Copeland et Summers ne se croisaient pas. A la batterie, Copeland était impeccable et le sexagénaire Summers tenait la baraque. Mais le show était déroulé en automatique avec les mêmes vieux motifs trop souvent utilisés, ces "io, io, io oh" conçus pour les stades mais qui peinaient pourtant à faire décoller l'enceinte dyonisienne. Pas une goutte de sueur visible sur le front de Sting montré en gros plan sur les écrans géants. Un petit sourire, quelques encouragements au public mais d'âme, d'envolée, de surprise... point.
Le choix de ralentir le tempo sur la plupart des chansons, celui de se concentrer en grande partie sur le dernier album studio en date, Synchronicity et ses titres gnangnan ('King Of Pain', 'Wrapped Around Your Finger', 'Walking In Your Footsteps'...) n'étaient pas fait pour enflammer le SDF. A l'exception de 'Walking On The Moon', 'Invisible Sun', 'Can't Stand Losing You', 'So Lonely' et l'inoxydable 'Roxanne' susceptibles de provoquer quelques frissons, l'événement de la rentrée n'avait vraiment rien d'inoubliable...
© Le Journal du Dimanche by Charly Bishop
2007-09-29 PARIS: Stade de France / The Police sans trop de rides au Stade de France...
The Police sans trop de rides au Stade de France...
Trente ans après sa création et vingt-trois ans après une "année sabbatique" qui ne s'est achevée qu'en mai dernier, le trio The Police a prouvé qu'il avait plutôt bien résisté à l'épreuve du temps, samedi lors du premier de ses deux concerts au Stade de France.
Cette remarque, à nuancer par le côté parfois impersonnel de ces retrouvailles, vaut particulièrement pour Sting, silhouette longiligne, épaules carrées et torse en V moulé dans un débardeur blanc.
A bientôt 56 ans (il les aura mardi), le temps semble ne pas avoir de prise sur lui, sans qu'on sache si c'est dû à sa pratique intensive du sport ou de l'amour tantrique, dont il a longtemps assuré être un inconditionnel.
Sur une scène encadrée par des écrans géants et d'immenses panneaux lumineux, le groupe entame la soirée à 21H00 par un subliminal 'Message In A Bottle'. Comme une bouteille à la mer qui arriverait à bon port au bout d'un quart de siècle.
Après la deuxième chanson, Sting, sa vieille basse Fender râpée en bandoulière, apostrophe la foule en français. "Je voudrais vous présenter mes copains", s'exclame-t-il en désignant le guitariste Andy Summers et le batteur Stewart Copeland.
"Chantez avec moi, s'il vous plaît", lance-t-il ensuite en attaquant 'Walking On The Moon', bientôt imité par les 79,000 spectateurs.
Dans le public, chez les fans de la première heure, les nuques longues peroxydées à la mode dans les années 80 ont cédé la place depuis longtemps à des calvities grisonnantes.
Mais, comme souvent dans les concerts de ce genre de groupes "historiques", on aperçoit aussi de très nombreux jeunes gens. Signe que la musique de The Police a non seulement marqué son époque, mais aussi la suivante.
Les morceaux s'enchaînent sans temps mort pour un best of à ciel ouvert: 'Don't Stand So Close To Me', 'Every Little Thing She Does Is Magic', 'De Do Do Do, De Da Da Da'...
Les chansons sont étirées pour laisser de la place aux solos de Summers, alternativement agrippé à sa Stratocaster rouge ou sa Telecaster à la peinture écaillée.
Ces retrouvailles donnent parfois l'impression d'être impersonnelles, sans surcroît d'émotion.
Cela n'empêche pas un Stade de France comble de danser sur les tubes les plus connus, dans ce mélange de rock, pop et reggae qui caractérise le groupe anglo-américain.
Ainsi, 'Can't Stand Losing You' fait un malheur. Une broutille en comparaison de l'ovation qui accueille 'Roxanne', sous une lumière rouge rappelant celle des quartiers chauds fréquentés par la prostituée dont parle la chanson.
Le concert s'achève sur 'So Lonely' puis 'Every Breath You Take'.
A la fin de ces deux heures, The Police réserve une jolie surprise à ses fans hexagonaux en faisant monter sur scène Henry Padovani pour reprendre 'Next To You' avec lui. Ce Français fut le premier guitariste du groupe en 1977, avant d'en être rapidement évincé au profit de Summers.
Depuis le début de cette tournée mondiale le 28 mai, le concert de samedi a donc été le premier à voir la reformation pleine et entière de The Police.
La première partie était assurée par Fiction Plane, le groupe du fils de Sting, Joe Sumner, qui, dans l'attitude (il est le chanteur-bassiste d'un trio) et la voix, s'ingénie à singer son père.
Lundi, au lendemain de leur deuxième concert français, les trois membres de The Police seront faits chevaliers dans l'ordre des Arts et Lettres par la ministre de la Culture, Christine Albanel.
© Agence France-Presse