| Show Date | 2008-06-03 |
| Location | Marseille |
| Venue | Stade Velodrome |
| Tour | The Police Reunion Tour 2007/08 |
2008-06-03 Marseilles: Stade Velodrome / The Police - la force "public"...
Setlist
| 01 | Message In A Bottle |
| 02 | Walking On The Moon |
| 03 | Demolition Man |
| 04 | Voices Inside My Head |
| 05 | When The World Is Running Down |
| 06 | Don't Stand So Close To Me |
| 07 | Driven To Tears |
| 08 | Hole In My Life |
| 09 | Every Little Thing She Does Is Magic |
| 10 | Wrapped Around Your Finger |
| 11 | De Do Do Do, De Da Da Da |
| 12 | Invisible Sun |
| 13 | Can't Stand Losing You |
| 14 | Roxanne |
| 15 | King Of Pain |
| 16 | So Lonely |
| 17 | Every Breath You Take |
| 18 | Next To You |
The Police - la force "public"...
Les presque papis de Police n'ont pas fait mentir leur légende, 100,000 bras se sont levés pour les acclamer et toute la foule de chantonner leurs mélodies phares
Les olas se succèdent sans souffler de part et d'autre du virage Nord où l'immense scène surplombe le Vélodrome. Le public aussi fervent que familial ne peut, hier à la tombée de la nuit, qu'attendre le trio de légende.
Sans chichi, The Police débarque avec son 'Message in a Bottle'. Stewart Copeland jette sa baguette en l'air pendant que Sting interroge : "Ça va Marseille?". Des tribunes à la pelouse, 50,000 bouches se mettent à fredonner en rythme avant d'apercevoir sur grand écran, le Robinson Crusoé qu'est devenu Sting, barbu en diable et chemisette transparente sur téton charmant.
Les flashs crépitent, les éminences vieillies enchaînent avec 'Walking on the Moon', Sting imposent aux 100,000 bras d'applaudir pendant qu'une extase veloutée enrobe le stade. Entre des soli étirés sur de vieux instruments usés jusqu'à la corde, Sting pose son timbre satiné sur les 'De Do Do Do, De Da Da Da' répétés à l'envi par l'auditoire.
L'émotion est au rendez-vous du suave 'I Can't Stand Losing You' mais c'est au premier rappel que tout se vêt de rouge pour 'Roxanne', Marseille se sent 'So Lonely' avant de perdre son souffle en un final local où Copeland apparaÎt vêtu d'un T-shirt de l'OM offert par l'ancien guitariste Henry Padovani pour l'ultime hommage 'Next to You'.
© Marseilles Plus
2008-06-03 Marseilles: Stade Velodrome / La folie Police!
La folie Police! 50,000 fans en folie au Vélodrome: l'énergie police est intacte...
Pour s'offrir une petite parenthèse nostalgique ou pour vérifier que Police est toujours dans l'énergie... Ils remplissaient le stade.
ça manquait un peu de blonds peroxydés, hier soir, dans le carré le plus près de la scène, sur la pelouse du stade Vélodrome. Certains avaient bien fait un léger effort, s'offrant un look un peu copié-collé sur le Sting d'autrefois.
C'était le cas de Jérémy, la petite vingtaine, venu en compagnie de Jeanne, sa mère, fan de la première heure. La même qui a poussé un cri dès les premiers accords de 'Message in A Bottle': "Mais il est barbu!" Le "il" ne pouvant s'appliquer en la circonstance qu'à LUI, Sting, dont la chemise noire, franchement transparente, laissait pointer deux timides tétons.
Wouaouhhh! inoxydable sting "Vous en connaissez beaucoup vous des types de cet âge qui peuvent s'accoutrer comme ça sans être ridicule?", s'emportaient ensemble Pascale et Marie. Non, à bien y réfléchir, je n'en connais pas tant que ça. Bowie ou Brian Ferry... peut-être? Planétaire Très éloigné de ces aspects futiles quoique décisifs, Antoine, Franck et Olivier étaient venus vivre un flash-back: "Le début des années 80. Quand Police était un phénomène planétaire"... Oui, avec même un petit avant-goût de mondialisation comme le rock n'en avait pas encore connu jusqu'alors. Déçus?
"Non. Mais on aurait aimé un peu plus d'énergie..." à fond la forme? Fatiguée, la bande à Stewart Copeland, leader historique du trio? Ou toujours une formidable machine sonore? Un Ovni omniprésent et insaisissable avec sa collection de titres à l'évidence mélodique ravageuse? "Il y a encore une bonne pêche", hurlait une bande de copains qui venait de faire une OPA sur le stand de bière vendue au verre. Séquence émotion Pour nombre d'anciens fans, le rendez-vous d'hier soir devait être capital. Quoi qu'il arrive... Au nom d'une passion d'autrefois et par respect pour le défi (sportif) de ces trois types... The Police, c'est autant le témoignage éclatant d'une époque qu'un défi aux années qui filent, non? Avant le concert, André racontait avec ferveur, "les posters encore dans ma chambre d'ado, la folie qui me poussait à aller à Londres m'acheter les mêmes chaussures ou la même montre que Sting".
Les cassettes de concerts piratés (dont un enregistrement à Tokyo), André les a gardées. Et s'il a choisi The hold up pour nommer son groupe (en concert le 21 juin à l'Escale Borély), ce n'était qu'en écho à The Police. Vie privée Pour Guy, qu'accompagnait l'une de ses filles, Sting aurait pu se livrer dans du papier brillant: The Police, c'était son cadeau d'anniversaire. Pour ses 52 ans. Et pour cette Marseillaise accrochée, à l'extérieur du stade, à un muret du boulevard Michelet, portable en l'air, 22h50, sonnait le moment d'appeler sa fille. 'Roxanne', bien sûr.
© La Provence by Olga Bibiloni
2008-06-03 Marseilles: Stade Velodrome / Rappelez la Police!
Rappelez la Police!
Rock. Victoire à l'extérieur pour The Police, qui donnait un grand concert, hier soir au Vélodrome. Classe, intense, mais peut-être pas aussi exceptionnel que le public l'attendait...
Police. En concert au Vélodrome. Ecrit comme ça, ça ne veut pas dire grand chose. Mais assister en vrai à ce drôle de match entre trois musiciens "séparés" depuis 25 ans, ayant marqué l'histoire du rock, et 50,000 spectateurs remontés, c'est autre chose.
Pour lutter contre l'impatience, ce dernier se paye une petite ola. Quant à eux, en guise de préliminaires, Sting et ses acolytes ont choisi d'envoyer bien fort Bob Marley dans la sono ; rappeler qui a popularisé le reggae auquel ils doivent beaucoup, et rendre hommage à ses influences, c'est la classe.
Et donc, les voilà. Entrée sobre sous une nuée de sifflets, cris et autres applaudissements. Sting a la barbe, Copeland ses éternelles lunettes cerclées, gants et bandeau, et Summers... sa stratocaster. L'entame? Elle est quasi-parfaite, avec le lancer de 'Message in A Bottle' dans une mer de supporters. Derrière, plutôt que d'enchaîner, Mr Sting, politesse oblige, fait les présentations dans un français impeccable. Re-applaudissements. Et hop, tout le monde se met à 'Walking on the Moon'. Si ça n'est pas un départ en apesanteur...
Mais voilà déjà un truc rock pas top, un autre truc très funky 80's au son un peu flippant: ouhhh, vont-ils basculer dans la parade de stade, à faire saillir les gros muscles? Non, rassurez-vous, ces trois-là ont la classe, et rappellent vite une chose fondamentale : leurs morceaux n'ont pas pris une ride. Mieux, certains sont revisités à merveille, avec le souci de ménager le public. Exemple avec 'Don't Stand So Close To Me', et surtout, une formidable réécriture de 'Can't Stand Losin' You', à la montée planante et au final enlevé. Et comme les cameramen ont la bonne idée de filmer tout ce petit monde en action, c'est l'occasion de se rappeler aussi que ces trois-là ne sont pas des manchots. Pas genre démonstratif, plutôt des musiciens qui savent ce qu'ils font et surtout, où ils vont.
Une heure vient de passer sans que personne ne s'en aperçoive. Les lumières s'éteignent, la foule gronde. Et là, retour sur scène énorme avec 'Roxanne': les murs d'écran ne sont plus qu'un grand rouge scintillant, le public vient de reconnaître LE tube ultime de Police et se met à hurler. La pression monte d'un cran, ça durera presque 10 minutes.
Plus loin, c'est le coup de grâce : 'Every Little Thing She Does is Magic' achève de mettre le stade en transe. Ca sent la fin. Dernier rappel et voilà, c'est fini. Soit 1h45. A événement exceptionnel, le Vélodrome en attendait sûrement davantage. Ce qui n'empêche pas d'être comblé.
© La Marseillaise by Reno Vatian